Et voilà enfin la dernière partie de mon mini album classeur :

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 Une nouvelle page pochette :

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 Avec son tag recto :

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 Et verso ... et encore du journaling (plutôt long dans cet album !)

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 Et la dernière partie du journaling :

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papiers Prima, Color'Core, Stampin'Up et EK Success, tampons Florilèges Design, Scrap à la Carte, Toga, Stamp'Enjoy et La Compagnie des Elfes, dies Florilèges Design, Scrap à la Carte et 4enscrap, perforatrice bordure Fiskars, fleurs Prima, ruban mercerie, brads divers

Et voilà, nous avons enfin terminé cette visite ! Pour celles que cela intéresse, je vous propose de lire le journaling et pour les autres ... passez directement à la fin de l'article !!

"L'abbaye Sainte-Marie de Fontcaude est une ancienne abbaye de Prémontrés du xiie siècle, située sur la commune de Cazedarnes dans le département de l'Hérault, dont elle constitue en fait un hameau, en bordure du territoire de Cazouls-lès-Béziers. Le nom signifie « fontaine chaude » en occitan. Depuis toujours le lieu était imprégné du sacré lié à la présence des sources, et la Vierge Marie y succéda sans doute à la déesse des eaux.

A partir du 14 septembre 1154, un groupe de chanoines vint s’ établir après avoir quitté leur prieuré de Valcrose, près de l’ abbaye d’ Aniane, pour trouver la paix en s’ éloignant des exigences autoritaires de son abbé. La communauté s’ installe d’ abord sur la rive droite du ruisseau de Fontcaude alors partie du diocèse de Béziers, alors que la rive gauche relève du diocèse de Narbonne.

A partir de 1165, une dissension interne menace la stabilité du prieuré, tandis que des chanoines appartenant à l’ ordre nouveau prémontré, et venant de l’ abbaye de Combelongue (Commune de Rimont, Ariège) sont appelés par certains à venir les rejoindre. Bientôt, deux communautés en viennent à rivaliser de part et d’ autre du ruisseau. Le différend porte sur le mode de vie canonial et sur sa plus ou moins grande austérité.

En 1179, un accord est passé entre le Prieur de Valcrose et l’ abbé de Combelongue. L’ année suivante, en 1180, le pape Alexandre III approuve cet accord et toute la communauté est regroupée sous les statuts de l’ ordre prémontré. Fontcaude est érigée en abbaye. Les chanoines vont dès lors demeurer sur l’ autre rive du ruisseau, sur le territoire du diocèse de Narbonne.

Le premier abbé fut Bernard de Fontcaude. Celui-ci se distingue par son combat doctrinal contre le valdéisme dès les années 1184 -1185. Il est resté célèbre notamment par son fameux traité contre les Vaudois et les Ariens qui fera plus tard encore l’ admiration de Bossuet. C’ est lui qui entreprend la construction des bâtiments et de l’ église abbatiale. Elle constitue l’ élément architectural le plus brillant de l’ abbaye et peut être considérée comme le dernier ouvrage roman en Languedoc.

Le patrimoine de l’ abbaye (granges, terres, domaines, maisons, moulins...) se constitue très rapidement par donations, legs ou achats dès la première moitié du XIII° s.

En 1318, à la suite de la crise cathare et de la croisade, le diocèse de Narbonne est démembré, et Fontcaude est rattachée au nouveau diocèse de Saint-Pons.

Au cours du XIV° s. se développe la pratique de la commende (usufruit d'un monastère, d'une église ou d'un évêché accordé par le pape à un ecclésiastique ou à un laïc), et les abbés de Fontcaude seront désormais nommés par le Pape ou plus tard par le Roi, ce qui va de pair avec le déclin de la vie religieuse. L’ insécurité engendrée par la Guerre de Cent Ans conduit au dépeuplement de l’ abbaye.

La période des Guerres de Religion verra le malheur s’ abattre sur l’ abbaye. De nombreux biens doivent être aliénés pour aider le Roi de France (1563-1570) et, pire encore, en 1577, des bandes pillardes conduites par le “capitaine” Bacon, issu du village voisin de Perrerue, ravagent l’ abbaye au nom du protestantisme. La vie religieuse ne reprendra que très timidement quelque temps plus tard. Tout au long du XVII° et XVIII° s. , la communauté, réduite à six chanoines, vivote dans ses bâtiments en partie ruinés. L’ abbatiat d’ Etienne Salvan D’ Hauterive (1732- 1769), après un début prometteur, confirme l’ inévitable dégradation de la vie conventuelle. L’ abbé est déposé en 1756 et l’ abbaye est mise en “économat”, c’ est à dire en liquidation judiciaire.

En 1782, la situation financière est enfin expurgée, et Louis XVI, peut nommer un abbé, le dernier, Aimé des Moulins de L’ Isle (1784-1791).

A partir de 1791, l’ abbaye est aliénée comme “Bien National” et vendue aux enchères publiques. L’ ensemble se démembra au cours du XIX° et était partagé entre neuf propriétaires lorsqu’ en 1969, elle fut redécouverte notamment à l'initiative de l'abbé Joseph Giry (archéologue et prêtre de Nissan-lez-Ensérune).

L’ association des Amis de  Fontcaude entreprit de reconstituer l’ espace canonial et de restaurer les bâtiments. Ce travail fut primé dans le cadre de l'opération « Chefs-d'œuvre en péril ». Elle a pris le parti de redonner à l’église l’ atmosphère la plus ressemblante possible d’une collégiale de chanoines telle qu’ elle pouvait exister au Moyen - Age. Pour ce faire, on s’ est appuyé sur les éléments livrés par les archives de l’ abbaye déposées aux Archives départementales de l’ Hérault, et en particulier, de l’ inventaire rédigé le 27 Août 1352 dont la lecture permet de se faire une idée assez précise de l’ aménagement intérieur de l’ église au milieu du XIV°. De même s’ est-on inspiré des anciens ordinaires de Narbonne et de l’ ordre de prémontré.

L’ absidiole nord de l’ église abbatiale est dédiée à Saint Laurent. Le culte de ce saint était particulièrement développé à Fontcaude. Le grand martyr venu de Huesca, en Espagne, pour devenir le diacre du pape Sixte II, avait subi le 10 août 258 le fameux supplice du gril. Sa popularité à Rome et dans toute la Chrétienté était immense.

La dévotion à Saint-Laurent fut introduite à Fontcaude par l’ Abbé Bernard (1180). Celui-ci venait de l’ abbaye de Combelongue dédiée au célèbre martyr.

L’ abbaye possédait une relique insigne de Saint Laurent : sa mâchoire inférieure. Cette relique échappa à l’ incendie de 1577, et était particulièrement vénérée par les populations des environs. Des guérisons lui étaient attribuées.

On sait d’ autre part, que les saints diacres (Laurent, Etienne, Vincent) ont toujours été invoqués comme protecteurs des vignerons, en raison sans doute de leur fonction pendant la messe, au cours de laquelle le diacre offrait en même temps que le prêtre le calice contenant le vin, figure du sang du Christ.

C’ est l’ abbé Bernard lui-même qui fit construire l’ absidiole nord de l’ église en l’ honneur de Saint Laurent. Sans doute y est-il inhumé. Or, l’ abbé Bernard fit en sorte que l’ un des corbeaux qui soutiennent la corniche extérieure de la chapelle représente un petit baril que l’ on voit toujours parfaitement.

Ce baril évoque donc ce saint protecteur de la viticulture, mais également il signifie l’ accueil que l’ abbaye offrait aux pèlerins de Saint-Jacques s’ arrêtant à Fontcaude, et que l’ on réconfortait en leur offrant un peu de vin pour les aider à poursuivre leur route. L’ un des plus célèbres chapiteaux du cloître, aujourd'hui conservé dans le musée, représente les pèlerins agenouillés au pied de l’ apôtre, et arborant le fameux baril accroché à leur ceinture.

L’ emplacement du cloître avait totalement disparu aux regards en raison du comblement de son niveau d’ origine, de son utilisation par endroits comme jardin, et surtout de la broussaille luxuriante qui dominait. Aujourd'hui cet emplacement est devenu parfaitement lisible grâce aux travaux effectués depuis 1969.

Appuyé sur le mur sud de l’ église l’oratoire abbatial a servi de sacristie et même de salle capitulaire après les événements du XVI°.

Le musée fonderie de cloches contient les plus belles pièces de la sculpture de Fontcaude. Cette sculpture est l’ un des plus beaux attraits de l’ abbaye. La collection est impressionnante. La fonderie de cloches a été retrouvée “in situ” en 1973. Datée des dernières années du XVI°, elle est un exemple presque unique en France.

Le moulin à huile des chanoines et ses deux galeries est un témoignage de l’ activité agricole de l’ abbaye de Fontcaude. Il est le cadre idéal pour l’ exposition sur la bretelle du chemin de Saint- Jacques qui passait par Fontcaude.

L’abbaye est classée Monument Historique le 1er août 1975, puis le site environnant de 277 hectares est également classé le 18 janvier 2008."

 

Si vous avez eu le courage de lire l'intégralité du journaling, je vous en remercie, sinon ... je ne vous en veux pas, c'est trèèès long !! Dans tous les cas, merci de votre visite et des petits mots que vous voulez bien me laisser ! La prochaine fois, je vous retrouverai avec des cartes !

A bientôt !